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« Les restaurants ont faim. C'est l'État le mieux nourri »

il y a 9 heures
3 min de lecture
Entre pression fiscale disproportionnée, écarts de volume vertigineux d'un établissement à l'autre et montée en puissance du « foodvenience », le secteur belge se reconfigure. Les acteurs ne peuvent plus se contenter d'évoluer au fil de l'eau. Retour sur notre congrès, une journée où 300 décideurs et passionnés du foodservice belge se sont réunis, avec les chiffres et les mots du CEO Amaury Marescaux.


Dix-huit mois de Gondola Foodservice. Troisième congrès. 300 experts du secteur de l'alimentation et des boissons réunis autour d'un thème : Tomorrow Never Lies.


Pour mieux donner le ton, quelques chiffres issus du Cube, le modèle de données de Gondola Foodservice propulsé par Sparkers: 🟧 15,8 milliards € pour le foodservice belge, soit 29 % des dépenses en alimentation et boissons. Les Belges veulent toujours manger dehors. Ils dépensent là où ils voient de la valeur. La génération Z représente un potentiel énorme.


🟧 2,54 €, c'est ce qu'un restaurateur conserve sur une addition de 130 € pour deux. L'État prélève 29,73 €. Les restaurants ont faim. L'État est l'invité le mieux nourri à la table. 🟧 42x. Les meilleures adresses achètent jusqu'à 42 fois plus de nourriture et boissons que le restaurant moyen. Certains établissements nécessitent un camion chaque semaine. La plupart, non. 🟧 8,4 %. La Belgique, le pays des friteries. Oui, mais pas dans ses plus grandes villes. À Bruxelles, la frite ne représente que 8,4 % des points de vente de restauration rapide, derrière les sandwichs, les kebabs et la cuisine asiatique. À Turnhout, c'est 43 %.


🟧 Près de 1 milliard € pour les night-shops, librairies/presse et magasins de stations-service combinés, ces derniers enregistrant la plus forte croissance (+4,5 %). Carburant, presse, alcool et tabac, c'est le passé. La proximité de demain, c'est le « foodvenience ».

Le risque n'est plus d'être cher. C' est d'être ordinaire.


Si nos chiffres donnent le ton, les poids lourds du foodservice belge ont occupé la scène:



🟠 Average Rob et Eline Biesmans de La Patate ont partagé leur parcours entrepreneurial et leurs croustillants chiffres, avec beaucoup d'humour et un leitmotiv : osez échouer.


🟠 Johan Vermeire (Solucious), Neal Van Meeuwen (Prik&Tik) et Davy De Vlieger (Spuntini), grossistes leaders de notre panel, se sont accordés sur un point : il ne s'agit pas d'être généraliste ou hyper-spécialiste, mais de se différencier et de prouver sa valeur à ses clients.


🟠 Annick Van Overstraeten (Le Pain Quotidien), Julien Abras (Fritapapa), Constantin Liardet-Tramini (PREGO!) et Rudy Vandenperre (Press Shop & More) ont montré pourquoi la franchise constitue le moteur de croissance de la restauration.


🟠 Le professeur Rudy Aernoudt, Matthias De Caluwe, Matthieu Léonard et Nathalie Laurent ont joué cartes sur table pour l'Horeca : sans langue de bois, il est temps de décider. L'impact pourrait être positif ou dramatique pour le secteur.


💡 Des sessions thématiques ont complété la journée : le Press Shop & More du futur avec Alexandra Meert. Une alimentation de qualité dans les écoles avec Ekilibre, Jérémy Vandyck et Damien Mahy. Le foodservice axé sur les réseaux sociaux avec socialsky, Pieterjan Van Wyngene et Anouchka Antoine. Le chorizo espagnol et son potentiel pour la Belgique avec Karel Klosse. Et le Cube en action avec Lore Lefever, Nicolas Vandersteen, Martine Rooselaers, Karolien Sottiaux et Seppe Stroo...


2027 ne sera pas 2026 + 3 %. Merci à tous. Transformons le foodservice ensemble. Amaury Marescaux CEO de Gondola Foodservice

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