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Un placement rapportant 5,5 % par an: l'offre alléchante de La Patate pour lever 1 million d'euros en crowdlending

Après l'ouverture de ses deux premières friteries dans des emplacements de choix à Anvers et Louvain, et avec Ostende en ligne de mire, La Patate souhaite pérenniser sa croissance rapide grâce au financement participatif.


© La Patate
© La Patate

« Chaque Belge peut investir dans le développement de la culture de la frite belge », exhorte l’annonce de La Patate sur la plateforme Winwinner. À partir du mercredi 9 septembre prochain, celles et ceux qui souhaitent concourir au développement de la chaîne de friterie d’Average Rob, le créateur derrière la marque de bière Tout Bien, auront deux possibilités : du crowdlending, avec un investissement minimal de 500 euros sur une durée de quatre ans offrant un taux d'intérêt brut annuel de 5,5 %. Ou un prêt « Winwin » exigeant quant à lui 2 500 euros d’apport initial, s’étalant sur cinq ans et promettant 4,5 % de rendement.


Une offre financière alléchante sur le papier que les cofondateurs peuvent se permettre car les deux premières enseignes de la De Keyserlei à Anvers et de la Tiensestraat à Louvain dépassent toutes les attentes commerciales. Générosité à laquelle s’ajoutent des avantages, events et goodies, ainsi qu’une petite fantaisie des entrepreneurs gantois accompagnant le créateur Robert Van Impe aka Average Rob dans l’aventure : le pass « Frequent Frier » accordant chaque semaine pendant un an une portion de frites gratuite (valeur de 203 euros).


Mais les investisseurs seront aussi activement associés à la croissance de La Patate, participant des choix de produits à la carte aux nouvelles implantations. D’ailleurs, le concept réinventant le frietkot est porté par de grandes ambitions : les prévisions de la direction tablent sur un modèle rentable dès 2027, une vingtaine d’établissements d’ici 2029, un chiffre d’affaires dépassant à cet horizon les 20 millions d’euros.

📢 Average Rob prendra la parole lors du Congrès Gondola Foodservice le 1er octobre



Si la campagne de crowdlending ne rapporte pas à La Patate le million d'euros escompté, prévu pour ouvrir trois nouvelles adresses, l’équipe dirigeante se tient prête à financer son expansion sur fonds propres ou via un nouveau prêt bancaire. Les près de deux millions nécessaires ne dépendent pas uniquement du bon vouloir du public mais Average Rob et ses associés y voient une solution idéale d’impliquer pleinement leur communauté.


Naturellement, prêter de l'argent à une entreprise demeure risqué. En tant qu'investisseur, toute personne s’expose aux probabilités que le montant engagé ne soit jamais remboursé. Et le secteur horeca reste parmi les plus touchés par les faillites. Cela étant dit, même si La Patate s’attend à clôturer un exercice 2026 dans le rouge, occupée à couvrir les dépenses qu’imposent le lancement et l’exploitation d’une nouvelle chaîne, les clients semblent apprécier.


« On disait que l’été allait être calme », ironise l'entrepreneur et investisseur Gilles Mattelin, qui possède un quart des actions tout comme Average Rob. Entre début juin et fin août, les deux frietkots existant de La Patate ont géré 37.825 commandes.





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