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Nicolas Lhoist (Tero) : « Je n’ai nullement l’intention de faire à Rochefort ce que Marc Coucke a fait à Durbuy »

Le Marc Coucke de Rochefort ? « Nous ne sommes pas les mêmes du tout », sourit Nicolas Lhoist.


Issus de la dynastie familiale qui a fondé le leader mondial de la chaux, Arthur et Nicolas Lhoist s’en sont écartés pour créer Tero, un groupe ancré dans l’alimentation durable, le sport et l’événementiel. À Rochefort, le berceau familial, le groupe développe un projet de stade à 45 millions mixant sport, bureaux, loisirs et horeca. Avec de grandes ambitions pour le club de foot. Ce projet et ses racines ont valu à Nicolas Lhoist, le surnom de « Marc Coucke de Rochefort ».


« On m’a déjà parlé de ce surnom, sourit-il. Mais nous ne sommes pas les mêmes du tout. Et même si ces deux côtés de la frontière linguistique, nos deux groupes font bouger les choses dans le secteur du padel, je ne le connais pas personnellement. »


Plus fondamentalement, Nicolas Lhoist ne se sent pas inspiré par le Gantois.


« Nous n’avons pas le même ADN. Je n’ai nullement l’intention de faire à Rochefort ce qu’il a fait à Durbuy. Rochefort ne nous appartient pas et cela ne changera pas. Nous y avons, certes, deux hôtels mais avec 40 chambres seulement. Nous avons d’autres indicateurs comme la création d’emplois et de débouchés. Nous avons toutes nos fermes dans la région qui alimentent nos différents écosystèmes en circuit court. Nous avons plus une vision d’impact durable sur Rochefort que capitalistique. »




Édition Spéciale







Le groupe Tero, à côté des activités liées au padel qu’il développe dans toute la Wallonie et à Bruxelles, et qui mêle sport, horeca et activités pour entreprises, est très présent dans des projets liés à la nature et aux familles : les Fagnes, le Parc National de la Semois, etc. Il développe un projet d’une cinquantaine d’écolodges dans la région des Lacs de l’Eau d’Heure. Il est aussi très présent à Knokke mais pas du tout dans le même esprit que Marc Coucke.


« Nous venons de remporter le marché public pour exploiter la partie horeca et événementiel du beau centre d’accueil du Zwin, sourit Nicolas Lhoist. Cela cadre parfaitement avec le projet d’hôtel que nous avons à Retranchement en Zélande. Rien à voir avec l’Enso District Hôtel ou la Réserve. Ce sera un petit hôtel familial de 21 chambres de maximum 4 étoiles et tourné sur la nature. Nous sommes clairement dans une démarche de connexion avec la nature et de loisirs sportifs que nous pourrons proposer tant aux particuliers qu’aux entreprises.


À Knokke, nous avons racheté le River Woods Beach Club il y a dix ans. Nous y accueillons 600 enfants pendant les vacances d’été et de Pâques pour des stages sportifs. Enfin, nous avons aussi la grande brasserie familiale bien connue : le Knokke Out Zoute by Tero. Nos activités knokkoises sont destinées aux 7 à 77 ans et c’est très bien comme ça. »





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