Choukran, la première franchise de street food marocaine (et 9 autres choses à savoir)
- Gondola Foodservice

- il y a 1 jour
- 4 min de lecture
Ici, notre brigade éditoriale choisit quelques infos croustillantes venues d'ailleurs. Juste ce qu'il faut pour nourrir la réflexion sur l'évolution du foodservice.


Une ambition nationale inédite
Alors que la France compte plus de 3000 restaurants marocains, aucune enseigne structurée n'avait jusqu'ici réussi à s'imposer comme leader national sur ce marché estimé à 60 milliards d'euros en Europe. Fondée en 2023 par le chef Abdel Alaoui et l'entrepreneur Otto Nijdam, Choukran ambitionne de combler ce vide avec un concept moderne et duplicable. L'enseigne revisite les grands classiques comme le couscous et les sandwichs kazdal, en misant sur une identité visuelle forte et une expérience client standardisée. Cette approche vise à transformer une cuisine traditionnelle populaire en une marque de "lifestyle" contemporaine capable de séduire un large public. (Tendances-Restauration)
Le nouveau train-train de la restauration... ferroviaire
Faire oublier le sandwich SNCF. Pour ce faire, le groupe Newrest a inauguré à Sucy-en-Brie une nouvelle unité logistique ultramoderne, baptisée Digital Factory, entièrement dédiée à la restauration ferroviaire. Ce site intègre des technologies de robotisation avancées pour optimiser la préparation et l'assemblage des plateaux-repas servis à bord des trains. En automatisant les tâches répétitives, Newrest entend gagner en productivité tout en garantissant une sécurité alimentaire irréprochable pour les millions de voyageurs desservis. Cette infrastructure illustre la volonté du groupe de réinventer la restauration en mouvement par l'innovation industrielle. (neo-restauration)
La mutation du modèle à la baguette
Le secteur de la boulangerie française traverse une phase de transition majeure où le pain, produit historique, ne représente plus que 35 % des occasions d'achat. Les consommateurs se tournent désormais massivement vers les viennoiseries, les pâtisseries et surtout les offres de snacking salé pour le déjeuner, qui constituent les nouveaux moteurs de croissance. Face à cette évolution, les chaînes de boulangerie (comme Marie Blachère ou Éric Kayser) surperforment avec une croissance de 8 %, gagnant du terrain sur les artisans indépendants. Pour survivre, les boulangers doivent impérativement diversifier leur offre et adapter leurs boutiques à ces nouveaux modes de consommation nomades. (Tendances-Restauration)
Le recul des engagements climatiques
L'un des signaux faibles dans l'industrie agroalimentaire est le désintérêt croissant des grandes entreprises pour leurs promesses climatiques, devenues moins à la mode. Sous la pression économique et politique, notamment aux États-Unis, de nombreuses firmes réduisent discrètement la portée de leurs objectifs environnementaux ou repoussent leurs échéances. Ce plateau climatique marque une pause inquiétante dans la transition durable du secteur, les impératifs de rentabilité à court terme reprenant le dessus. L'industrie semble admettre tacitement que la durabilité ne constitue plus un levier marketing aussi puissant qu'auparavant. (DigitalFood)
Le coup de grâce pour le dîner en amoureux ?
Les données d'OpenTable pour cette Saint-Valentin 2026 confirment un changement culturel majeur : la fête des amoureux n'est plus le monopole des couples. Désormais, 57 % des Américains envisagent cette date comme une célébration de toutes les relations, incluant les amis et la famille, reléguant le traditionnel tête-à-tête romantique au second plan. Les restaurants voient leurs tables de deux se transformer en grandes tablées conviviales, obligeant les gérants à repenser totalement l'agencement de leur salle pour le 14 février. C'est une mutation profonde qui transforme une soirée historiquement intime en un événement social élargi. (RestaurantBusiness)

Le mariage du luxe et du fast-food
Pour la Saint-Valentin 2026, McDonald's clance un kit exclusif et gratuit mariant ses célèbres Chicken McNuggets à du caviar d'esturgeon de la maison Paramount Caviar. Disponible uniquement en ligne via un site dédié, ce kit comprend une boîte de caviar, de la crème fraîche, une cuillère en nacre et une carte cadeau, jouant sur la tendance virale du high-low food qui mixe produits nobles et junk food. Cette opération marketing audacieuse vise à transformer une simple consommation de nuggets en une expérience gastronomique inédite et instagrammable. En nombre très limité, ces kits sont conçus pour générer un engouement massif sur les réseaux sociaux et rajeunir l'image de la marque. (Today)
Une offensive tarifaire agressive
Pour tenter de rattraper ses concurrents dominants DoorDash et Uber Eats, la plateforme de livraison Grubhub a lancé une opération choc en supprimant les frais de livraison et de service sur les commandes supérieures à 50 dollars. Cette stratégie, promue par une campagne publicitaire massive lors du Super Bowl, vise à augmenter le panier moyen des utilisateurs tout en répondant à leur principale frustration : les frais cachés exorbitants. En "mangeant les frais", Grubhub espère fidéliser une clientèle familiale et de groupe, plus rentable, et casser la dynamique de perte de parts de marché. C'est un pari financier risqué mais nécessaire pour redonner de la pertinence à la marque dans un secteur ultra-concurrentiel. (TechCrunch)
Le premier étoilé végan du Royaume-Uni
Le restaurant londonien Plates, dirigé par le chef Kirk Haworth, est devenu le premier établissement 100% végan du Royaume-Uni à décrocher une étoile Michelin, prouvant que la haute gastronomie peut se passer de produits animaux. Avec une caractéristique notable: 95 % de sa clientèle n'est pas végane, mais vient chercher une expérience culinaire d'exception basée uniquement sur la technique et la saveur. Le chef refuse d'ailleurs d'être enfermé dans cette case alimentaire, préférant que sa cuisine soit jugée sur le goût, l'émotion et la créativité pure. Cette distinction valide-t-elle l'émergence d'une nouvelle ère où le végétal n'est plus une alternative ou une contrainte, mais un terrain d'excellence gastronomique à part entière ? (Food&Sens)
Le cocktail à la bière sort du purgatoire
Longtemps relégué aux rangs des mélanges douteux d'étudiants ou du simple panaché, le cocktail à la bière gagne enfin ses lettres de noblesse dans les bars les plus prestigieux. Les mixologues ne considèrent plus la bière comme un simple "allongeur" bon marché, mais comme un ingrédient complexe capable de rivaliser avec les meilleurs vermouths ou amers. Cette réhabilitation passe par l'utilisation de bières artisanales pointues (Sours, IPAs, Stouts) qui apportent une palette aromatique que les spiritueux seuls ne peuvent offrir. C'est une véritable révolution de palais qui met fin au snobisme habituel du monde du cocktail envers la pinte. (InsideHook)




