top of page

Tarif de nuit au restaurant, un modèle à imposer aux clients ?

Commander un ramen ou un burger à 22h05 et voir la note grimper automatiquement de 10 %. Voilà une pratique qui se répand au Japon, face à une crise sans précédent du secteur de la restauration. Les grandes chaînes nippones ont tranché : désormais, manger tard coûte plus cher.


© Ayumi Kubo
© Ayumi Kubo

Pourquoi une telle mesure ? La réponse tient en un mot : pénurie. Le Japon manque de bras, et pour attirer les rares candidats, les chaînes ont dû augmenter les salaires de base de 20 %. Cumulé à la majoration légale de 25 % pour le travail de nuit, l'équation financière devient complexe pour des établissements aux marges serrées.


À partir du 2 mars 2026, cette « taxe nocturne » de 7 à 10 % servira donc de perfusion financière pour maintenir ouverts des établissements qui, autrement, seraient condamnés à fermer leurs portes, rapporte France Info.


Alors qu’en Europe, certains pays font face à des tensions similaires sur le marché de l'emploi et à une hausse constante des coûts opérationnels, la question se pose : nos restaurateurs devraient-ils s’inspirer de cette pratique ?


D'un côté, cela permettrait de valoriser financièrement le travail en horaires décalés sans sacrifier la rentabilité des restaurateurs. De l'autre, cela risque de transformer le snack de minuit en un petit luxe réservé à quelques-uns.


Entre survie économique et accessibilité populaire, le Japon vient de lancer un débat qui pourrait bien s'inviter à nos tables plus tôt que prévu.



bottom of page