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Rocky’s Pizza: quand les restaurateurs s'emparent de l’outil industriel

il y a 3 heures
2 min de lecture
Issus de la restauration bruxelloise, Alexis et Arnaud Mestdag développent désormais une activité de production destinée à la fois au foodservice et au retail. Le rachat de L’Artisane leur apporte deux lignes distinctes à Courcelles, avec l’ambition d’augmenter les volumes sans modifier « ce qui fait une Rocky’s ».

© ROCKY'S PIZZA
© ROCKY'S PIZZA

Transposer l’exigence culinaire du restaurant aux cadences industrielles : c’est le virage stratégique opéré par les entrepreneurs bruxellois Alexis et Arnaud Mestdag. Avant d’approvisionner les rayons frais ou les points de consommation hors domicile, les frères Mestdag se sont forgés sur le terrain de l’horeca bruxellois (Takumi, La Meute, bar La Famille). De cette culture opérationnelle, et de sa formation aux techniques de panification à Rome et Naples, Alexis Mestdag a choisi non pas d’ouvrir un restaurant supplémentaire, mais d’élever les standards qualitatifs de la pizza vendue sous vide.


Le projet prend forme en 2020, avant le lancement de la marque en 2022. Dans son premier atelier, Alexis assurait pâte, cuisson, garniture, emballage et livraison. Arnaud l’a rejoint pour développer les ventes. Rocky’s Pizza s’est déployée dans le réseau bio, la grande distribution avec une quarantaine de Delhaize ainsi que l'enseigne Cactus au Luxembourg. Parallèlement à l'arrivée dans différents canaux du foodservice: hôtels, clubs de sport...


Pour soutenir cette montée en puissance, les dirigeants ont racheté L’Artisane, acteur historique basé à Courcelles. Ce site (certifié IFS) fait cohabiter deux lignes distinctes : l’une dédiée aux marques de distributeurs, produisant 8.000 unités quotidiennes, et l’autre à Rocky’s et ses près de 2.000 pizzas par jour. Une chaîne mobilisant 60 collaborateurs.


Loin des procédés d'accélération classiques, la marque maintient 48 heures de maturation pour sa pâte. Les investissements industriels soutiennent cette vision assurent les entrepreneurs : « Quand on parle d’industrialisation, on pense souvent à une perte de qualité. Nous, notre travail est précisément l’inverse : trouver les machines et les processus qui vont nous permettre de produire davantage tout en gardant ce qui fait une Rocky’s. »


Un second shift portera la capacité à 3.500 pièces quotidiennes d'ici la fin de l'année, avant d’atteindre 5.000 unités par jour d'ici 2028 grâce à un nouveau four. L’ensemble de l’activité, qui approche 10 millions d’euros cette année, table sur 12 millions d’euros en 2027.



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