Miko réussit à « limiter considérablement les dégâts »
- François Remy

- 24 sept.
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Malgré la flambée des cours que le spécialiste belge du service café a dû plusieurs fois répercuter sur ses propres prix, Miko a présenté un volume et un chiffre d’affaires semestriels en hausse. De quoi freiner l’érosion du bénéfice net et protéger les résultats de l’entreprise sur un marché imprévisible.

« Il est très difficile de se prononcer sur l'avenir », avoue Frans Van Tilborg, CEO du groupe Miko depuis quinze ans, « mais nous ne nous laissons pas guider par le pessimisme ». La société de Turnhout, spécialiste bicentenaire de la torréfaction et de la consommation hors domicile du café (notamment dans le catering et les entreprises), a présenté un chiffre d'affaires pour le premier semestre de 155,4 millions d'euros (+13%).
Cela représente une croissance à deux chiffres qui s'explique aussi par l'augmentation du volume (+7%). « Cela a bien sûr également contribué à protéger nos résultats, qui doivent être évalués à la lumière de la hausse exponentielle des prix du café », souligne le dirigeant.
Marché surchauffé, négociations échaudées
Le marché s’est emballé en début d’année, avec un pic d’indice à 433 alors qu’il ne s’élevait qu’à 182 début 2024. « Dans ce contexte, annoncer trois hausses de prix significatives à nos clients en moins de quatre mois a été un énorme défi », concède tout aussi volontiers Frans Van Tilborg.
Mais l'homme qui cumule 25 ans d'ancienneté au sein de Miko en tant qu'administrateur délégué et qui passera le relais en janvier prochain à un autre administrateur sénior, Karl Hermans, estime que « tout le monde s'est mobilisé pour y parvenir ». L’entreprise anversoise reconnaît avoir mené des « négociations de prix difficiles » en France, en Pologne et en Angleterre, mettant les résultats particulièrement sous pression sur ces marchés.
« Finalement nous avons réussi à limiter considérablement les dégâts », tempère le CEO, avec un bénéfice net semestriel de tout de même 3,1 millions d'euros (-15%). Sans oublier une victoire judiciaire à 6,75 millions d'euros, dont le montant n'a pas encore étoffé la comptabilité de Miko.




