McDonald's, ce moteur économique wallon : « Son poids en Flandre est bien plus important »
- Marine Loute
- il y a 2 jours
- 2 min de lecture
McDonald’s pèse 138,4 millions d’euros dans le PIB wallon, selon une étude d’Oxford Economics. Un poids économique loin d’être négligeable, même si l’activité de l’enseigne reste nettement plus importante en Flandre. Décryptage avec Amaury Marescaux, CEO de Gondola Foodservice.

À l’occasion de l’ouverture de son deuxième restaurant à Liège, McDonald’s a dévoilé les résultats d’une étude consacrée à son impact économique en Wallonie. En 2025, l’enseigne et ses franchisés auraient participé à la richesse de la région à hauteur de 138,4 millions d’euros, soit 5,6% de l’activité du secteur horeca. Ils auraient également soutenu 3.815 emplois et généré 62,5 millions d’euros de recettes publiques.
Ces chiffres permettent de mesurer le poids de McDonald’s dans l’économie régionale, mais ils prennent une autre dimension lorsqu’ils sont comparés à ceux des autres régions du pays.
Une activité deux fois plus importante en Flandre
Les données analysées par Amaury Marescaux via The Cube, la plateforme data de Gondola Foodservice, montrent que les franchisés McDonald’s génèrent environ 250 millions d’euros de chiffre d’affaires en Belgique. L’enseigne est ainsi très largement devant ses principaux concurrents : Quick atteint environ 150 millions d’euros et Burger King 75 millions.
Sur les 250 millions d’euros réalisés par les franchisés McDonald’s en Belgique, environ 70 millions proviennent de Wallonie, dont près de 20 millions dans la province de Liège. La Flandre représente, elle, environ 160 millions d’euros, soit plus du double de la Wallonie. Bruxelles pèse pour environ 16 millions.
« Aujourd’hui, le poids de la Flandre est bien plus important », souligne Amaury Marescaux. Les chiffres wallons restent donc significatifs, mais doivent être replacés dans le contexte du poids économique respectif des régions.
La franchise comme moteur local
Pour Amaury Marescaux, l’intérêt de ces chiffres réside surtout dans ce qu’ils révèlent du modèle McDonald’s. « C’est une machine en termes de franchisés », résume-t-il.
Le système permet à une marque internationale de s’appuyer sur des entrepreneurs locaux pour développer son réseau. Ces franchisés investissent, exploitent les restaurants et contribuent à générer de l’activité sur leur territoire.
« Ça montre comment un système de franchise peut amener un relais économique au niveau local », analyse-t-il. Un modèle qu’il considère comme particulièrement efficace pour développer une activité déjà structurée et soutenue par une marque forte.
L’impact dépasse par ailleurs les seuls restaurants. McDonald’s indique avoir réalisé près de 40 millions d’euros de dépenses auprès de fournisseurs wallons en 2025, illustrant les retombées de son activité sur l’écosystème régional.
Une implantation qui ne fait pas toujours l’unanimité
Reste que l’impact économique d’une enseigne ne résume pas à lui seul la perception de son implantation. L’arrivée d’un nouveau fast-food dans un centre-ville peut susciter des réserves parmi les acteurs de l’horeca ou d’une partie de la population.
« Beaucoup d’acteurs du secteur, aussi bien que la population, ne se réjouiront pas de voir l’arrivée d’un nouveau fast-food dans un centre-ville », rappelle Amaury Marescaux.







