« 60 tonnes d'équivalent dioxyde par an » : L'alternative aux algues de Nomet bouscule le bilan carbone de la croquette
S'attaquant aux défis environnementaux sans vouloir renier notre patrimoine gastronomique, la marque belge Nomet dévoile une première analyse de cycle de vie aux résultats prometteurs. En associant sa croquette végétale aux algues à la traditionnelle crevette grise, les professionnels disposeraient d'un levier direct et concret pour décarboner leurs menus.

Le « duo de la mer », levier d'action immédiat pour les restaurateurs. « Dans le cadre du projet d'innovation européen I34-Seaweed, nous avons réalisé pour la première fois une analyse de cycle de vie de notre croquette aux algues », nous expose Eline Minjauw, sales manager Foodservice chez Nomet. Cette évaluation compare l'impact climatique du produit à celui des recettes traditionnelles. « Les premiers résultats sont là et ils sont particulièrement positifs. » L’étude réalisée en octobre chiffre une réduction d’environ 42% de l’empreinte carbone d’une portion de deux croquettes. Car plutôt que d'évincer un monument culinaire belge, l'entreprise brugeoise suggère une transition pragmatique via un service d'une pièce de chaque, lorsqu’une aux crevettes est remplacée par une Nomet.
À l'échelle de la restauration événementielle ou collective, le gain devient massif : « Dans le cas où des traiteurs serviraient par exemple annuellement 200 000 portions de duo et remplaceraient à chaque fois l'une des deux croquettes par une croquette aux algues, cette économie s'élèverait à plus de 60 tonnes CO₂e (d'équivalent dioxyde de carbone) par an », détaille la sales manager, rappelant qu'« évidemment, l'impact est deux fois plus important si l'on ne sert que des croquettes aux algues ».
À l'unité, sous son format 60 g, la croquette aux algues émet 0,058 kg CO₂e contre 0,360 kg pour la crevette grise (-84 %). L'étude a été menée par la plateforme collaborative d'analyse GreenCoLab selon la méthode dite cradle-to-gate, qui permet de quantifier les émissions directes et la consommation d'énergie associées à la fabrication d'un produit les normes ISO 14040 et 14044. Ici, le laboratoire impute l'écart significatif entre Nomet et croquette classique à la pêche, au faible rendement de décorticage et aux produits laitiers de la béchamel classique. L'exercice va d'ailleurs s'élargir à d'autres piliers du marché. « Nous travaillons également sur une comparaison avec les croquettes à la viande et au fromage », nous indique Eline Minjauw, dont l'équipe présentera ces innovations aux professionnels lors du prochain salon Horeca Expo (Hall 4, stand 4038).





