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« L’alcool nuit à la santé » : l’avertissement sera bien obligatoire sur toutes les publicités en Belgique, mais...

Dernière mise à jour : il y a 3 heures

Le Conseil des ministres a donné son feu vert vendredi à une proposition du ministre Frank Vandenbroucke (Vooruit) qui édicte de nouvelles interdictions pour les boissons alcoolisées. Des mesures revues à la baisse qui n’entreront pas tout de suite en vigueur.

 

© FRANK VANDENBROUCKE
© FRANK VANDENBROUCKE

« L'alcool nuit à la santé ». Voilà la petite bataille remportée par Frank Vandenbroucke (Vooruit). Le gouvernement fédéral a validé le projet de loi plus large du ministre de la Santé publique visant à durcir les règles sur la publicité pour les boissons alcoolisées. Le nouvel avertissement sanitaire obligatoire était un point de discorde au sein de la majorité, MR et N-VA, plus sensibles aux doléances de l'industrie, s’y opposant précédemment. Le message figurera désormais sur tous les supports publicitaires, mais ne sera toutefois pas exigé sur les étiquettes des bouteilles, les emballages ou dans le cadre du simple parrainage d'événements.


La publicité pour les boissons alcoolisées est désormais interdite dans les médias dont l'audience est composée d'au moins 30 % de mineurs. Cette restriction s'applique à la radio, à la télévision, aux services de streaming, ainsi qu'à la presse écrite et aux médias numériques. Les influenceurs ayant une audience majoritairement mineure ont également l'interdiction de promouvoir ces produits auprès de leurs abonnés.


« Dans notre pays, l'alcool est impliqué dans plus de dix décès par jour »

La distribution gratuite d'alcool liée à l'achat d'un magazine, d'un abonnement ou d'un autre produit devient interdite. À l'inverse, les promotions de type « 2 + 1 gratuit » et les dégustations lors d'événements ou de journées portes ouvertes restent autorisées.


Les mesures de Frank Vandenbroucke s'appuient sur des statistiques indiquant que l'alcool constitue un fléau en Belgique. « Plus de trente maladies sont causées directement par une consommation excessive et le nombre de décès liés à l’alcool dans notre pays est estimé à 3 % de l’ensemble des décès, soit plus de dix par jour », a précisé le ministre fédéral de la Santé. « De plus, l’alcool est l’une des principales causes d’accidents de la route, mais aussi de violences intrafamiliales ou sexuelles. »


L'association des Brasseurs Belges a déjà exprimé son désarroi face à cette politique restrictive, estimant qu'elle stigmatise toute consommation au lieu de cibler uniquement l'abus.


Ces interdictions ne se concrétiseront pas rapidement, le projet tablant sur une période transitoire d’un an après la publication du futur arrêté royal avant que les mesures ne soient d'application.  


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