Désormais « très connu », ce grossiste belge a plus que triplé son bénéfice net
- François Remy

- il y a 2 jours
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Le dernier exercice comptable de Ceges, acteur quarantenaire du commerce de gros, affiche des performances remarquables. « On a la chance de pouvoir fournir de la grande surface jusqu'au petit restaurant », concède le patron, Olivier Dallemagne. « Et nous sommes pratiquement les seuls. »

En prévision d’une rencontre avec Olivier Dallemagne, le managing director de Ceges depuis treize ans, un passage par les comptes annuels 2025 déposés cet été s’est révélé judicieux. Cette société bruxelloise d’importation et de distribution de surgelés a enregistré une croissance significative lors de son dernier exercice. Une performance d’autant plus notable dans le climat d’affaires actuel, nombre de grossistes décrivant des conditions de marché pour le moins compliquées.
Ceges affiche ainsi un chiffre d'affaires qui a bondi de 78 % à 42,21 millions d'euros, un bénéfice d'exploitation plus que triplé (+226 %) et un bénéfice net pas si loin d'avoir quadruplé (+252 %). Or, c'est l'envolée des ventes de produits surgelés qui a porté quasi exclusivement cette hausse flagrante de l'activité. Sur fond de trésorerie disponible renforcée par une forte génération de cash.
« C’est le travail d'une équipe », nous explique Olivier Dallemagne. « On connaît notre secteur, on est assez spécifiques dans notre créneau et on essaie de ne pas y déroger. Ce qui n'est pas considéré comme notre core, on ne le fait pas. » Depuis 1982, Ceges œuvre comme un partenaire de confiance dans les secteurs du foodservice et du retail, se revendiquant « fournisseur de solutions » pour ce qui a trait au surgelé.
L’intégration en 2024 des acteurs spécialisés Artifreeze et Cook & Co, notamment porté sur le pain, avait encore enrichi l’expertise du groupe. « On devient très connus dans le monde du surgelé. On a la chance de pouvoir fournir de la grande surface jusqu'au petit restaurant », reconnaît le dirigeant.
Forte de 2250 clients réguliers, de son millier de références, de sa trentaine de marques exclusives ou encore de sa flotte de vingt camions, l'entreprise Ceges présente ses catalogues comme le reflet de son engagement : une sélection de produits répondant aux standards les plus élevés en matière de qualité et de nutrition.
« On va chercher de super produits », nous résume aisément Olivier Dallemagne. « Comme on est reconnus, on va dédier des ressources pour dénicher des produits à travers le monde. Le nombre de produits qu'on peut importer sur le marché fait notre spécialité par rapport à nos concurrents. »
Mais au-delà de la croissance organique nourrie par les bons produits et de la croissance externe soutenue par les bonnes acquisitions, un autre facteur concourt à la réussite : l’argent. Le managing director de Ceges insiste volontiers sur cet aspect. « Il n'y a pas de compromis sur le cash. Quand vous vendez à tous les secteurs, il faut être très prudent », recommande-t-il.
« Certains secteurs sont extrêmement fragiles et imposent une gestion drastique. Il faut savoir quand arrêter de livrer un client ou quand, au contraire, faire une exception à la règle pour poursuivre un partenariat solide. Il faut choisir ses batailles ».
Conseil financier particulièrement à propos quand on sait que Ceges, entreprise en croissance, subissait deux ans plus tôt une pression sur sa rentabilité et ses coûts fixes, notamment les frais de personnel. La direction a su nettement améliorer sa marge d'exploitation, illustrant des mesures de gestion rigoureuses. Le spécialiste du surgelé a gardé son sang-froid, absorbé le volume supplémentaire d’activité via du personnel intérimaire, liquidé des créances intra-groupe, et triplé sa trésorerie.
Découvrez l’interview du patron de Ceges, Olivier Dallemagne, dans l’édition spéciale du magazine Gondola Foodservice à paraître bientôt.





