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Brussels Airport sonde les innovations du marché pour « façonner l'avenir de son offre F&B »

À l'aube d'une transformation majeure de ses infrastructures, l'opérateur de l'aéroport de Bruxelles (BRU) lance une vaste consultation pour repenser son offre alimentaire. L'ambition ? Faire de la « belgitude » un levier de croissance et transformer le temps d'attente en véritable expérience gratifiante.

© BRUSSELS AIRPORT
© BRUSSELS AIRPORT

« Nous lançons les invitations à participer à notre sondage de marché pour la nouvelle génération de notre programme Food & Beverage », s’enthousiasme Stefanie Bouckaert, head of commercial chez Brussels Airport. « C’est une étape clé pour façonner l'avenir de l’offre F&B à l'aéroport de Bruxelles ». Fini donc le temps où les services de restauration aéroportuaires étaient cantonnés à un rôle fonctionnel de commodité. L’opérateur planche sur virage stratégique à Zaventem.


Alors que le transport aérien mondial cherche à réenchanter l’expérience voyageur après les années Covid, Brussels Airport a décidé de s’attaquer à l’un des points les plus critiques de la satisfaction client : l'offre alimentaire. Avant le lancement officiel des procédures d'appel d'offres l'année prochaine, l'aéroport entame dès maintenant et jusque mai prochain un dialogue avec les opérateurs qualifiés « afin d'explorer des concepts innovants et les opportunités futures », a déclaré l'entreprise exploitante à The Moodie Davitt Report.


L'objectif n'est pas anodin puisqu'il s'agit de remettre à plat les concessions, soit une cinquantaine d'unités commerciales.

Développer un sentiment d'appartenance au lieu

Si Brussels Airport détient déjà le titre de plus grand vendeur de chocolat au monde (1,5 kg écoulé chaque minute) et gère un débit de boissons colossal (plus de 1000 litres de bière par jour), la direction veut aller plus loin. L'idée n'est plus seulement de nourrir des flux de passagers, mais de créer une véritable « destination » culinaire.


La responsable du développement commercial ne s'en cache pas : l'ambition est de faire de l'aéroport la bonne première (et dernière) impression de la belgitutde. « Nous voulons apporter le meilleur de la Belgique au monde », explique-t-elle à Dermot Davitt.


Concrètement, la stratégie reposerait sur un équilibre entre les incontournables marques internationales, rassurantes pour le voyageur pressé, et des concepts belges authentiques et artisanaux. C'est ce qu'on appelle le « sense of place » : donner au voyageur le sentiment immédiat d'être en Belgique, et nulle part ailleurs, dès qu'il commande ne serait-ce qu'une boisson froide ou un plat chaud.


Le projet « 3.0 » en toile de fond


Cette refonte culinaire ne survient pas par hasard mais s'inscrit dans le cadre du plan d'investissement « Hub 3.0 », dont la première phase est dotée d'une enveloppe de 500 millions d'euros. Brussels Airport se prépare à une métamorphose physique, avec un nouveau pôle intermodal, l'extension des halls, la construction d'un hôtel ou encore la création d'un boulevard vert. C'est cet environnement amélioré qui accueillera la future offre de restauration.


En augmentant les surfaces commerciales et en améliorant le confort, Brussels Airport espère capter davantage la valeur ajoutée des passagers en transit, une manne financière essentielle pour les hubs internationaux. Cette démarche reflète d'ailleurs une tendance plus large dans le secteur aéroportuaire européen, où la restauration devient un marqueur de différenciation entre plateformes. En repensant son offre F&B, Bruxelles ne cherche pas seulement à vendre plus de gaufres ou de bières ; l'aéroport cherche à consolider sa position de centre européen de premier plan, où l'escale devient un plaisir.


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