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Julien Abras (Fritapapa) : « Nous créons de la revisite grâce à nos produits sourcés différemment »

INTERVIEW – Comment se faire une place sur un marché bondé où le client est conservateur ? Avec plus d'un million de visites annuelles dans sa vingtaine de points de vente, Fritapapa a manifestement trouvé la recette pour « dépoussiérer la friterie ». Le co-fondateur Julien Abras, qui tiendra une keynote lors de notre Congrès du 2 avril, présente ses ingrédients pour ancrer la marque dans nos envies d’un bon cornet.

Julien Abras © Bruno Fahy
Julien Abras © Bruno Fahy

Gondola Foodservice : On pourrait penser que les friteries vendent toutes les mêmes produits. Comment positionner une nouvelle enseigne ?


Julien Abras : Les publics d’habitués sont, au contraire, très regardants et peuvent vite délaisser une friterie qui les déçoit. Nous n’avons pas cherché à entrer en concurrence avec les enseignes de burgers premium, très bons mais aussi très chers. Nous sommes restés dans le créneau de la frite que nous ne voulons pas transformer, mais dépoussiérer et mettre en mouvement.


Ainsi, nous avons très vite cherché à sourcer différemment nos produits. Nos bières sont fabriquées « à façon » du côté de Thorembais. Nos viandes « pur bœuf » de race limousine proviennent de Mettet. Certaines de nos sauces, elles aussi conçues spécialement pour nous, sont commercialisées en grandes surfaces. Et nous travaillons à de nouvelles versions qui sortiront bientôt.


Est-ce par cette dynamique « produits » que vous augmentez la fréquence de visites de vos clients ?


Nous essayons effectivement de générer de la revisite en nous différenciant sur les produits mais aussi sur les offres. Par exemple en créant de l’engouement autour de plusieurs promotions temporaires par mois ou à travers des burgers saisonniers un peu plus élaborés. L’idée est de parvenir à renouveler la clientèle sans perdre les clients historiques.


Il faut bien l’admettre : le client classique de la friterie est conservateur et commandera très souvent la même chose à chaque visite. Par ailleurs, chaque région a sa culture de la frite et il faut y être sensible. Le top 5 des sauces, par exemple, varie.




Si le ketchup et la mayonnaise – et dans une moindre mesure l’andalouse et la brazil – se retrouvent un peu partout, vous ne trouverez pas de sauce tartare à Charleroi, alors que la « tomate grecque » y fait un carton. Dans le namurois, on aime les sauces à base de fromage plus qu’ailleurs. Dans le Brabant, on en trouve souvent inspirée de la Joppie, recette d’origine néerlandaise dont les Flamands raffolent.


Si nous apportons de nouveaux produits, nous prenons garde à ne délaisser aucun classique de la friterie. Car un snack manquant dans votre vitrine peut rapidement vous valoir des dizaines de commentaires négatifs sur les réseaux.


Le canal digital, justement, est-il important pour vous ?


En plus de notre webshop sur Internet, nous avons développé notre propre application de commande. Nous avons aussi noué des partenariats de livraison très forts, notamment avec Uber Eats, et installé des bornes de commande pour les clients se rendant dans les points de vente.


Tout cela fait partie de l’expérience client que nous voulons générer. Toutes proportions gardées, l’objectif est que nos clients, tout comme ils se disent « on va chez Quick ou McDo », se disent aussi « on va chez Fritapapa » quand ils veulent manger une frite.



L'aventure de Fritapapa, sa stratégie pour doubler le parc commercial d'ici 2030, son modèle « cadenassé » de franchises, ses implantations par geoconsulting… tous ces points sont abordés de façon décontractée avec Julien Abras dans son interview complète à retrouver dans les pages Foodservice du prochain magazine Gondola.




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